Flash Player 9 ou supérieur est nécessaire pour afficher la version complete de ce site. Cliquez ici pour l'installer.

Galerie Bernard de Leye

Collection: 1775 — Bâton de maitre d’Hôtel du roi Louis XVI

1775 - Paris

Bâton de maitre d’Hôtel du roi Louis XVI

Description

Ce bâton de commandement, désignait celui qui avait la direction effective du service des officiers de la Bouche au cours des repas. Selon une tradition familiale, ce bâton a appartenu au fermier général André Haudry de Soucy qui exerce la charge de maître d’hôtel du Roi Louis XVI. Ce bâton de commandement, désignait celui qui avait la direction effective du service des officiers de la Bouche au cours des repas.
Bâton en jonc se composant en deux parties qui se dévissent. Les extrémités portent un bandeau en vermeil avec semis de fleur de lys en applique sur fond amati et sommé d’une fleur de lys en vermeil.
Seul un autre bâton de maître d’hôtel français est actuellement répertorié. Il est également en jonc et vermeil et porte la décharge des menus ouvrages de la ville de Paris pour les années 1722/1727. Le poinçon permet de déterminer que ce dernier a appartenu à un officier qui entra en charge au début du règne de Louis XV.
~ Versailles et les tables royales en Europe – XVIIe et XIXe siècles – Musée National des châteaux de Versailles et de Trianon – 1993/1994 – p.274 – n°57
Un bâton de maître d’hôtel de la Reine Marie-Thérèse d’Autriche datant de 1670 a fait l’objet d’une donation récente à la Société des Amis de Versailles. (Bâton de maître d’hôtel en bois et cuivre- circa 1670- aux armes de Jacques-Antoine Justinien de Robec, baron de Palières)

Description des poinçons

Description du Mouvement

Orfèvre

Données matérielles

JONC ET VERMEIL
Le bâton est accompagné de son étui en cuir d’origine
Hauteur : 152 cm

À propos

Extrait de l’article – Le règne de Louis XV – Versailles et les tables royales en Europe – 17ème et 19ème siècles – Musée National des châteaux de Versailles et de Trianon – 1993/1994
« Le bâton était signe de commandement et celui de maître d’hôtel revêtait une importance particulière dans le cérémonial des repas officiels à la Cour, car sa présence comme celle de la nef et du cadenas, caractérisait le Grand Couvert. Ce repas pris en public était pris dans l’antichambre du Roi ou de la Reine. Alors, un seul maître d’hôtel le portait et cette marque de charge signifiait que c’était à lui qu’incombait la direction effective du service. Il allait avertir le roi, quand il prenait la tête du cortège des viandes et, il se tenait auprès de la table royale. Son autorité s’exerçait réellement à l’égard des services de Bouche. La Maison-bouche ayant pour mission d’assurer l’approvisionnement, la préparation et le service afférents à toute la nourriture, repas ou collations, destinés au roi lui-même, à ses enfants et à ses invités. Le Premier maître ne prenait son bâton que les jours de cérémonie et les jours de fête, laissant habituellement commander un de trois maîtres d’hôtel en quartier. Traditionnellement chaque maître d’hôtel possédait un bâton. Différents textes les décrivent, avec des variantes, mais s’accordent pour dire qu’il s’agit d’un long bâton enrichi de fleur de lys en vermeil et gainé de velours. Le Grand Maître, toujours le chef de la maison de Condé, s’appelait « souverain maître d’hôtel du roi » et commandait à tous les officiers de la Maison. Il avait un bâton garni de diamants et l’utilisait lors du festin du sacre.»

1774-1781_01 1774-1781_02 1774-1781_03 1774-1781_04 1774-1781_05