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Galerie Bernard de Leye

Collection: 1750 — Encrier de bureau

1750 - Paris
François-Thomas Germain
Encrier de bureau

Description

L’encrier repose sur une base en bronze doré dont les pieds sont agrémentés de volutes rehaussées de quelques bordures en rocaille. Chacun des éléments en miniature du bateau est traité avec finesse et détail : l’ancre, le gouvernail constitué d’un dauphin, le tonnelet sur lequel sont posé une pipe et une aiguière, le pont contenant trois godets amovibles servant d’encriers et de sablier dont la prise du couvercle se termine en coquillage, le filet dans lequel sont posés de petits poissons et des coquillages. L’ensemble de l’objet est enrichi de branchages en argent se terminant par des fleurs en porcelaine de Vincennes. La plupart de ces fleurs sont des œillets bleus dont la couleur s’harmonise avec délicatesse avec l’argent. Le mat central est orné de côtes torses. Une montre est placée dans un boîtier circulaire. Elle se compose d’un couvercle en verre bombé et d’un couvercle ajouré en argent avec une rosace d’où partent en rayonnant des petites volutes. La montre en laiton doré porte un cadran en émail blanc. Elle porte l’inscription F.Rabby à Paris. Les chiffres romains indiquant les heures et les chiffres arabes indiquant les minutes sont peints en émail noir. Le mouvement se compose d’une rosette de réglage en laiton. Le coq circulaire est gravé et repercé d’un décor symétrique composé de volutes et de têtes d’animaux fantastiques. Le pourtour de la montre est agrémenté de branches en argent dont les fleurs sont en porcelaine. La voile en soie peut être descendue par une chaînette en argent. A l’opposé, deux petits binets en argent unis sont soutenus par des branchages en argent reliés par une haute tige fleurie. La base du bateau porte trois petits embouts filetés pour permettre de fixer l’objet sur la base en bois au moyen de petits écrous.

Description des poinçons

~ Charge de la ville de Paris : un A couronné avec une palme et un laurier- Fermier Général Julien Berthe (1750-1756)
~ Poinçon de Jurande pour les années 1752/1753 : lettre M
~ Décharge : une coquille
~ Maître Orfèvre François-Thomas Germain

Description du Mouvement

Le mouvement est signé F.Rabby à Paris. François Rabby est reçu maître horloger en 1717. Il tient boutique place Dauphine à l’enseigne de la Tête noire. Son fils, prénommé également François fut aussi horloger.

Orfèvre

François-Thomas Germain

Il est né en 1726. Il est le fils de Thomas Germain et d’Anne-Marie Gauchelet. Agé de 22 ans, et grâce à la protection du roi, il est reçu maître orfèvre six mois après le décès de son père en 1748. Demeurant aux galeries du Louvre, il fait insculper deux poinçons – Fleur de lys couronnée, deux grains, F T G, une toison. En 1750, après le partage familial, il prend la tête de l’atelier paternel, le modifiant et l’agrandissant rapidement. Les dix premières années de sa carrière sont chargées de commandes considérables : pour le Garde-Meuble, les Présents du roi, les Cours de Portugal et de Russie et sa nombreuse clientèle privée. Pourtant 1760 marque le début de ses difficultés financières qui se soldent par sa faillite déclarée en 1765 pour plus d’un million. Ce désastre est considéré comme le plus scandaleux du 18ème siècle. Le roi s’oppose néanmoins à ce que on le prive de son titre de sculpteur-orfèvre du roi et lui permet même de continuer à travailler.

Données matérielles

ARGENT
La base en bronze
Longueur : 39,8 cm – Largeur : 25 cm – Hauteur totale : 41 cm
L’encrier
Longueur : 32 cm – Hauteur : 37 cm

À propos

DE JEAN-BAPTISTE DE MACHAULT D’ARNOUVILLE (1701-1794)
Né en 1701, il est originaire d’une famille de parlementaire établie à Paris depuis le début du XVIe. Il a une carrière prodigieuse, il devient chronologiquement Conseiller au Parlement de Paris (1721). Maître des Requêtes (1728). Président du Grand Conseil (1738). Intendant de Hainaut (1743). Président du bureau du commerce (1744). Membre Honoraire de l’Académie des Sciences (1746). Contrôleur Général des Finance (1745-1754).Ministre d’Etat (1749). Garde des sceaux (1750-1757).Secrétaire d’Etat à la Marine (1754-1757)
Protégé par la Marquise de Pompadour, il deviendra Contrôleur Général des Finances en 1745. Il instaure alors un nouvel impôt pour réformer le régime fiscal français en profondeur. Cet impôt appelé vingtième touchera la noblesse et le clergé qui réagira fortement. La Marquise de Pompadour soutiendra de Machault dans son combat contre l’Eglise, craignant elle-même que sa position influente à l’époque se trouve modifiée si le Roi Louis XV retournait à la dévotion. Machault ira jusqu’à fixer les dépenses de la Marquise devenue la favorite déclarée du Roi. Devenant redevable, la Marquise le poussera inconditionnellement dans sa carrière. Soutenu par Louis XV, Machault fut ensuite nommé Garde des sceaux en 1750. En 1754, il se voit obligé de quitter la fonction de Contrôleur Général et est reçu Secrétaire d’Etat à la Marine. Durant cette période, Jean-Baptiste de Machault d’Arnouville meuble à grand frais son château d’Arnouville-lès-Gonnesse qu’il avait commencé à construire en 1750.Les témoignages de l’époque le mentionne comme grandiose. Il sera disgracié en 1757 par Madame de Pompadour, celle là même qui l’avait toujours soutenue dans sa carrière. Il se retire du monde politique dans son château d’Arnouville dont la construction est interrompue. En 1789, il s’installe au château de Thoiry appartenant par alliance à son fils Charles Henri Louis. Il meurt en 1794 peu après avoir été emprisonné. Son fils, Charles Henri Louis de Machault d’Arnouville (1747-1830) épouse en 1773 Angélique de Baussan, héritière de château de Thoiry. Leurs deux enfants sont Eugène de Machault d’Arnouville (1783-1867), dernier descendant mâle de cette branche et Angélique de Machault d’Arnouville (1774-1822). La propriété du château de Thoiry passera par alliance dans la famille Vogüe puis dans la famille La Panouse dans le courant du XIXe siècle.

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